jeudi, juin 1st, 2017

Cannes 2017, les Palmes un cru d’exception.

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On peut prétendre que, sous la houlette du talentueux, Pedro Almodovar, la 70 saillie a été une belle réussite. C’est toujours la même chose. Une grande houle se lève, le bal des vanités ouvre, des stars rentrent en campagne, des apprentis Peoples en goguette, bien décidés à maculer de leurs empreintes le tapis Rouge, toute rutilantes, rugissent. Cannes est le festival des egos par excellence. Il vaut mieux être vu que discret. Quel qu’en soit le motif. Et la palme est encore la plus belle occasion pour ne pas passer inaperçu…

Un si beau Palmarès

Cette année, les échotiers n’ont pas failli à la tradition. Depuis toujours on a essayé de sonder les mannes et de se faire un palmarès imaginaire. Au palais du festival, la veille du palmarès final, les supputations allaient bon train. C’est comme une cours de récréation dans un grand lycée de province, avant la proclamation des résultats du bac : Intox, infos, blagues ou lobbying. La présence des films badgés par le brocanteur Netflix a bouleversé la donne. Le cinéma classique se démène, on se sait plus que penser. Mais les sages du jury ne se sont pas laissés embarquer dans des considérations autres que purement cinématographiques. Même si certains parlent d’un palmarès très équilibré, c’est à dire très politique ; histoire de ne pas se fâcher avec les copains et les financeurs…Cannes c’est tout un monde. Avec ses petites manies, ses bonnes habitudes et ses forces centrifuges. C’est grâce à ces savantes alchimies que cette rencontre réussit à rester la Mecque du Cinéma mondial.

Voici le palmarès intégral de ce 70e Festival : 

Le 70e Festival de Cannes a consacré ce soir un pointure du cinéma, Ruben Östlund . Le grand gagnant ne semblait pas très convaincu d’avoir le privilège insigne d’embrasser Juliette Binoche qui lui a remis la Palme d’or, en compagnie du Président.

Voici le reste des palmes :

Palme d’or : The Square de Ruben Östlund.

Grand prix : 120 Battements par minute du Français Robin Campillo.

Prix d’interprétation féminine : Diane Kruger dans In the Fade.

Prix d’interprétation masculine : Joaquin Phoenix dans You Were Never Really Here.

Prix de la mise en scène : Les Proies de Sofia Coppola.

Prix du jury : Faute d’amour d’ Andreï Zviaguintsev.

Prix du scénario ex aequo : Mise à mort du cerf sacré de Yórgos Lánthimos et You Were Never Really Here de Lynne Ramsay.

Et le Prix spécial du 70e anniversaire : Nicole Kidman.

La boucle est bouclée. Vive le Cannes 2017. Vivement 2018.

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